-
Visite virtuelle de Saint-Constant 
Un peu d'histoire
par Stéphanie Besner

Le vieux Saint-Constant
Voici le plan du vieux Saint-Constant.  Sur ce plan, tu découvriras l’emplacement des monuments historiques de notre ville.

SAINT-CONSTANT 1940
Voici une photo aérienne de Saint-Constant vers 1940.  À cette époque, 1 700 personnes vivaient à Saint-Constant. Aujourd’hui, 22 000 personnes y résident.

AUX ALENTOURS DE LA CHANDELLERIE
La chandellerie a vu le jour à Saint-Constant dans un hangar du rang Saint-Régis.  M. Frédéric
Baillargeon en a été le fondateur.Cette photo aérienne de 1945 représente les alentours de l’usine Baillargeon.

Voici la description de la photo :
 En bas, à gauche tennis (coût : 1$ par famille par année);
  • Entrepôt de l’usine;
  • À gauche rivière Saint-Pierre.
(Compte tenu qu’à chaque printemps il y avait une inondation, on a fait dévier la rivière qui passait plus près des bâtiments et on a creusé un bassin plus profond que la rivière.  Ce bassin permettait aux pompiers de pomper l’eau lors d’un incendie.)
 
  • En haut de la photo Rue Saint-Joseph;
  • Bâtiment rectangulaire situé près du pont c’était une caserne militaire réaménagée en logement.
  •   Couvent;
  •  Présence de religieuses et d’enfants;
  •  Présence de la statue de Saint-Antoine sur le toit.
  •  En haut, à droite de è Présence du cimetière et d’un caveau.
  •  Écurie servant à garer les chevaux durant la messe est située sur le terrain de l’église.

La Chandellerie
Dans cette usine, on fabriquait des lampions, des cierges et des chandelles.  Monsieur Baillargeon, le propriétaire, avait muni son usine des premières machines à mouler les chandelles au Canada.  C’était une usine très moderne.

Information:
 . Photo datant de 1920.

Étapes dans la fabrication des chandelles :

-1o dépôt de la cire chaude dans les moules (voir en bas, à gauche de la photo) où les mèches sont préalablement installées;
-2o refroidissement (extrémité droite de la photo);
-3o coupe des mèches;
-4o démoulage.


RUE SAINT-PIERRE 1920
Rue Saint-Pierre, on retrouvait des fermes, des résidences, des commerces, des lieux de loisir et d’éducation.  C’était le coeur du village.  Cette rue bordée de beaux arbres, était revêtue de macadam*. À cette époque, on allait souvent à l’église pour assister à la messe et aux différentes cérémonies religieuses.  À côté de l’église, au magasin général, les gens se procuraient des vêtements, de la nourriture, du bois de construction, etc.  On se rendait aussi à la boulangerie du «Père Houde» pour acheter du pain.  À côté de la boulangerie, se trouvait un établissement qui a servi d’hôtel, de restaurant et plus tard, de boucherie. Aujourd’hui, ces établissements n’existent plus à cause de l’incendie de 1924.

* macadam : revêtement de chaussée fait de pierres concassées et de sable entassés au moyen de rouleaux compresseurs.


Information  Voici la description des photos.

1re à gauche Des hommes reconstruisent la galerie de l’hôtel.
La maison en bois, c’est la boulangerie.



2e à gauche  Au premier plan, se situent l’hôtel (bâtiment blanc) et la boulangerie (bois gris).
L’église et, à sa droite, le magasin général au coin de la montée Lasaline.


3e et 4e à droite Rue Saint-Pierre avec ses résidences, ses fermes,
son trottoir en bois et sa rue de macadam.



1925
Pendant ce temps-là, en Écosse, un Monsieur McAdam vient d’inventer un procédé qui révolutionnera l’art de construire des routes.  Cet écossais imagine un revêtement fait de pierres concassées, mêlées de sable et agglomérées au moyen de rouleaux compresseurs.  Ce système devient vite en usage au Canada parce qu’il permet des chemins carrossables en toute saison et parce qu’il évite de refaire les chemins, tous les printemps, après le dégel.  Mais la machinerie pour le macadamisage coûte cher et peu de corporations ont les moyens de l’acheter. Alors, pour encourager les municipalités à construire ainsi leurs chemins, le gouvernement achète des rouleaux compresseurs et les prête à ceux qui en font la demande.  C’est l’ère des emprunts de la machine à macadam : lettre très courtoise du secrétaire municipal au gouvernement pour emprunter les rouleaux tel et tel jour : ensuite, une autre lettre du secrétaire pour remercier le ministre d’avoir bien voulu prêter «sa» machine.  Ainsi, on lit dans le livre des minutes de 1925, de la municipalité de Saint-Constant :«Sur motion de Mr Gonzague Laplante secondée par Mr Léandre Fyfe, il est résolu que ce conseil demande au gouvernement de Québec un outillage pour macadam.

LA TROISIÈME ÉGLISE DE SAINT-CONSTANT
Cette église a été bénite au temps de Noël, en 1883. C’était une belle église de style gothique.  Elle était située au même endroit que l’église actuelle.  Elle fut incendiée le 21 septembre 1924. À cette époque, étant donné qu’il n’y avait pas de service d’incendie à Saint-Constant, des pompiers de Montréal et de La Prairie vinrent aider les citoyens à éteindre le feu.  On pompa l’eau de la rivière Saint-Pierre.
À côté de l’église, nous voyons le vieux presbytère et la pierre de l’église incendiée.  Afin de permettre aux paroissiens de recevoir les sacrements, on a construit une chapelle qui est devenue par la suite une salle paroissiale où on faisait des soirées, des expositions d’artisanat, etc. Le vieux presbytère a aussi servi de salle de classe. Au coeur du vieux village de Saint-Constant, derrière l’église paroissiale et aux limites du cimetière, trône un imposant édifice en pierre à côté d’une petite chapelle traditionnelle en bois.


Le premier presbytère
La recherche historique actuelle indique que dès 1750, un presbytère en bois, adjacent à la première église, fut construit sur l’emplacement occupé aujourd’hui par le corps principal du vieux presbytère.  Indicateur du sol glaiseux, le solage montre des signes de pourrissement dès l’été 1768.  Comme la division s’installe dans la paroisse au sujet du nouvel emplacement de l’église et de son presbytère, pendant plus de vingt ans, avec la complicité tacite des seigneurs, rien ne bouge.  Arrive ce qui devait arriver : le curé s’en va et la paroisse se retrouve sans prêtre résident durant toutes ces années.  Entre-temps, les paroissiens des côtes Saint-Pierre et Saint-Régis effectuent quand même clandestinement des réparations au presbytère.


Le deuxième presbytère
En 1789, des rapprochements ont cours dans la paroisse.  On procède à l’élection de syndics pour pouvoir réparer encore plus solidement le premier presbytère et lui ajouter une rallonge en pierre ayant un volume semblable à celui du presbytère.  Cette dernière construction correspond, en tout ou en partie, au bâtiment secondaire du vieux presbytère actuel.  Cette partie de l’édifice mesure aujourd’hui 31 pieds de façade par 35 de profondeur avec une hauteur de 29 pieds.


Le troisième presbytère
En avril 1832, le presbytère se détériore au point d’être devenu inhabitable.  Les habitants s’entendent pour le rebâtir au même endroit, mais en conservant la meilleure partie du bâtiment existant pour des fins communautaires.  Ce sera la salle «des habitants» où pourront se dérouler les encans, criées, annonces, proclamations, assemblées politiques et autres activités. Au fil des années, l’édifice tout entier sera utilisé tour à tour comme cuisine du presbytère, lieu d’assemblée des conseils municipal et scolaire; de plus, il deviendra l’école du village et même de logements pour les professeurs et bedeaux.


Les quatrième et cinquième presbytères
Plus tard, deux autres maisons presbytérales verront le jour.  Ainsi, en 1910, on construit une nouvelle maison du curé plus près de l’église et de la rue principale.  La conflagration de 1924 réduit le bâtiment en cendres, mais il sera rapidement reconstruit sur les mêmes fondations.  C’est toujours le presbytère officiel de la paroisse. Sur un territoire où, en 1891, on dénombrait seulement cinq maisons en pierre, deux bâtiments seulement ont survécu, semble-t-il, jusqu’à nos jours.  Le vieux presbytère est l’un deux.  La présence d’un bâtiment ayant un tel volume, comprenant quatre étages, est exceptionnel dans Saint-Constant.  Autres intérêts : l’édifice illustre, par son architecture, deux générations de la maison presbytérale québécoise et l’intérieur de la vieille partie a conservé un aménagement traditionnel.  La vocation communautaire de l’édifice est aussi évidente.  Avant le futur Centre Modulaire de Saint-Constant (ouverture prévue en 1989), le Centre Communautaire, l’Hôtel de ville et les écoles du village, il y avait le Vieux presbytère. 

L’ÉGLISE DE SAINT-CONSTANT ET SES PRESBYTÈRES
L’église de Saint-Constant est située rue Saint-Pierre, au coin de la montée Lasaline.  Elle a été bénite en 1927 par Monseigneur Deschamps.  C’est la quatrième église de Saint-Constant.  À côté de l’église, au presbytère, vivent les prêtres et curés.

Le vieux presbytère
Au fil des ans, le vieux presbytère a servi de salle paroissiale, de salle de classe et de logement.  Aujourd’hui, il est occupé par la Fondation Royal-Roussillon.

Page suivante